Nous avons décrypté pour vous les principaux changements pour que vous ne passiez à côté d’aucune optimisation fiscale.
La campagne de déclaration des revenus 2025 a démarré le 9 avril dernier. Entre nouveautés fiscales, changements de barème et nouvelles obligations déclaratives, cette année marque un tournant important dans la gestion de votre impôt sur le revenu.
📅 Les dates à ne pas manquer
Avant toute chose, notez bien ces échéances selon votre département :
• 19 mai 23h59 : Date limite pour les déclarations papier
• 21 mai 23h59 : Départements 01 à 19 + non-résidents (déclaration en ligne)
• 28 mai 23h59 : Départements 20 à 54
• 4 juin 23h59 : Départements 55 à 974/976
Nouveauté importante : À partir de 2026, les avis d’impôt papier deviennent optionnels. Par défaut, vous recevrez uniquement une version dématérialisée dans votre espace Finances publiques.
🆕 Les 7 nouveautés fiscales majeures de 2026
1- revalorisation du barème de l’impôt (+0,9%)
Les tranches d’imposition sont revalorisées de 0,9% pour tenir compte de l’inflation. Cette indexation permet de compenser partiellement la hausse des prix et d’éviter que votre impôt n’augmente mécaniquement du seul fait de l’inflation.
2- prélèvement à la source pour les couples
Depuis septembre 2025, le taux individualisé de prélèvement à la source s’applique par défaut aux couples mariés ou pacsés.
Concrètement, chaque conjoint se voit appliquer un taux de prélèvement correspondant à ses propres revenus, et non plus un taux unique pour le foyer.
Ce qui change : Le montant total d’impôt du couple reste identique, mais sa répartition entre les conjoints est plus équitable, notamment lorsque les revenus sont déséquilibrés.
Attention : Vous pouvez toujours opter pour le taux commun si vous préférez, directement dans votre déclaration.
3- nouvelle obligation pour les locataires et occupants de résidence secondaire
Grande nouveauté 2026 : les personnes qui louent un logement ou disposent d’une résidence secondaire sans en être propriétaires doivent désormais le signaler dans leur déclaration de revenus en ligne.
Cette mesure vise à améliorer le suivi de l’occupation des logements sur le territoire et complète la déclaration d’occupation des biens immobiliers pour les propriétaires.
4- dons aux associations : doublement du plafond de réduction d’impôt
Le plafond de réduction d’impôt sur les dons en faveur des organismes d’aide aux plus démunis est porté à 2 000 euros (au lieu de 1000 euros) et le taux de la réduction d’impôt sur les dons des particuliers est exceptionnellement majoré à 75 % (au lieu de 66 %)
La limite de 1 000 € pour les versements au profit d’organismes sans but lucratif qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté, contribuent à favoriser leur logement ou procèdent à la fourniture gratuite des soins à des personnes en difficulté ainsi qu’au profit d’organismes d’intérêt général qui accompagnent les victimes de violence domestique ou contribuent à favoriser leur relogement est augmentée à 2 000 € pour les dons et versements effectués à compter du 14.10.2025. Ce plafond de 2000 € comprend également les dons effectués du 1.1 au 13.10.2025.
Exemple : Un don de 2 000€ vous permet désormais de réduire votre impôt de 1 500€ (au lieu de 660€ avec l’ancien plafond et taux).
Cette mesure s’applique aux dons effectués depuis le 14 octobre 2025.
5- durcissement pour les locations meublées touristiques non classées
Si vous louez un bien en meublé touristique, attention : le seuil du régime micro-BIC évolue en 2026 : il est abaissé à 15 000 euros (contre 77 700 € en 2024) et l’abattement forfaitaire réduit à 30% pour les locations meublées de tourisme « non classés ».
Conséquence : Au-delà de 15 000€ de recettes annuelles, vous basculez automatiquement au régime réel, ce qui peut considérablement alourdir vos obligations déclaratives et votre fiscalité si vous n’êtes pas accompagné.
6- contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) reconduite
Instaurée en 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est reconduite par la loi de finances 2026. Cette contribution concerne les foyers fiscaux dont le revenu fiscal de référence dépasse certains seuils élevés.
Cette contribution s’applique aux foyers domiciliés en France dont le revenu de référence au titre de l’année 2025 dépasse 250 000 € pour les contribuables célibataires, veufs, séparés ou divorcés et à 500 000 € pour les contribuables soumis à imposition commune, dès lors que leur taux moyen d’imposition est inférieur à 20 %.
Une contribution différentielle sera alors appliquée pour atteindre ce niveau d’imposition de 20 % sur les revenus.
Si vous êtes concerné, la liquidation et la taxation auront lieu à l’été 2026, et l’acompte déjà payé en décembre 2025 viendra en déduction.
7- hausse de la flat tax
Anciennement fixé à 30 %, le taux du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), également appelé flat tax est désormais fixé à 31,4 %
Le PFU, aussi appelé « flat tax », est un impôt qui s’applique par défaut aux revenus du capital (dividendes, intérêts, obligations…). Il comprend deux éléments que sont l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux (CRDS, CSG, Prélèvement de solidarité)
Le taux de la CSG ayant évolué de 1,4 point au 1er janvier 2026, le PFU se compose ainsi depuis cette date :
• 12,8 % d’impôt sur le revenu ;
• 18,6 % de prélèvements sociaux.
Au 1er janvier 2026, le taux de PFU s’élève donc à 31,4 %.
À noter: il est possible d’opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cela est plus avantageux si vous êtes non imposable ou imposé à 11 %.
Nos conseillers peuvent vous accompagner dans la déclaration des revenus 2025 et discuter avec vous des actions éventuelles à mettre en place pour l’année prochaine.
Les informations contenues dans cet article sont données à titre indicatif et ne constituent pas un conseil personnalisé. La législation fiscale est susceptible d’évoluer.